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Inondation au Burkina FasoUne pluie comme on n’en a rarement vu à Ouagadougou et cela remonte à plusieurs années avant les indépendances. La capiitale a reçu pendant plusieurs heures (environ 12 heures 15 minutes, d’abondantes pluies déversées sur la capitale et d’autres régions du Burkina Faso dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2009.
Ces pluies diluviennes ont provoqué des dégâts dont il est difficile de matérialiser avec exactitude l’ampleur. A l’heure actuelle, on déplore plus de 5 morts et plus de 150 000 sans abri. Quelques images lors du déluge et les dégâts constatés en ville et à la SONAPOST
Appel à la solidarité nationale et internationale Après les dégâts causés par la pluie diluvienne du 1er septembre 2009, le gouvernement Burkinabè, a initié un appel à la solidarité nationale et internationale pour venir au secours des sinistrés. Le lancement de cet appel a eu lieu le 7 septembre dernier à l’ancien Palais de la Présidence , sis à Koulouba. Une cérémonie de deux heures d’horloge qui a rapporté déjà un peu plus du milliard de FCFA. Les dons sont reçus au palais de Koulouba jusqu’au 14 septembre et se poursuivront au siège du CONASUR après cette date. Dans les autres régions, les gouvernorats sont les lieux désignés pour réceptionner tout don.
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Inondation au Burkina Faso
C’est un cri du cœur que nous lançons », a affirmé à IRIN Amadé Belem, le Secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation. « La situation est chaotique d’autant plus que nous n’avons pas vu de telles pluies auparavant », a-t-il ajouté. « Beaucoup de gens ont tout perdu, et nous ne sommes pas en mesure de répondre à leurs besoins ». Dans le Nord L’une des régions les plus sinistrées du pays est la province de Loroum (nord), où les inondations ont emporté des maisons, des écoles et de nombreuses autres infrastructures dans 14 villages. Le 5 août, les deux tiers des habitations du village de Banh ont été rasées après les pluies diluviennes qui sont tombées 13 heures durant sans discontinuer. Ces pluies ont fait quelque 3 500 sans-abri, dont près de 450 vivent actuellement dans des écoles locales. Si aucune solution n’est trouvée pour reloger ces sans-abri, la rentrée scolaire dans les communautés d’accueil pourrait ne pas démarrer le 15 septembre, comme prévu. Le gouvernement, qui a lancé un appel pour collecter 1 500 tentes, n’en a reçu que quatre jusqu’à présent, a déploré M. Belem. Les sinistrés ont également un besoin urgent de médicaments, de produits de purification de l’eau et de draps, a-t-il ajouté. La situation pourrait se détériorer dans les prochains jours, car la météo annonce de nouvelles pluies.